A propos de la présentation générale par année

La présentation illustrée ICI est froide et peut-être peu opérationnelle.

Ne serait-il pas opportun de verbaliser un peu plus ce qui est visé, comment cela peut-être interprété… les pièges à éviter à l’image de ce qui est fait dans certains manuels français?

Par exemple, pour la 3e année, on pourrait avoir la page de vue générale qui porterait un texte du style:

L’objectif des apprentissages en 3e année est de permettre aux élèves de se rendre compte que tous les endroits sur Terre n’offrent pas les mêmes opportunités pour le développement humain. Que certains espaces sont plus contraignants et d’autres moins.

Les notions géographiques de base qui sous-tendent cet objectif sont les atouts et les contraintes de l’environnement (étudiés à travers les aléas), mais aussi les potentialités et vulnérabilités tant face aux éléments physiques (risques naturels) que face aux éléments humains (risques technologiques).

La mesure du risque doit donc prendre en compte les espaces plus ou moins affectés par un aléa (naturel ou technologique), mais aussi la vulnérabilité des populations face à cet aléa.

 


Piège à éviter
 : faire des apprentissages en 3e année une géographie des catastrophes.
En effet, l’objet n’est pas de pointer les catastrophes naturelles ou technologiques, mais bien de montrer que la Terre offre des espaces peu contraignants et d’autres particulièrement contraignants. Ces disparités affectent les perspectives de développement des activités humaines.
L’observation de dispositifs pour se prémunir des aléas ou l’absence de dispositif peut aussi constituer un indicateur des moyens techniques, financiers… dont disposent certaines sociétés par rapport à d’autres.

Les apprentissages porteront sur l’observation des sujets variés et pourront se saisir de sujets variés, que ce soit dans des espaces affectés par un/des aléa(s) ou des espaces qui en sont préservés. Que ce soit à travers les manifestations ou les conséquences d’un aléa ou à travers les aménagements pour s’en prémunir.

Quels que soient les sujets mobilisés ou les objets observés, les apprentissages auront des objectifs identifiés en termes de savoirs, de savoir-faire ou de compétences. La structuration des apprentissages aura notamment pour objet d’expliciter ce qui est attendu des élèves.

 

Dans le cadre d’un apprentissage qui entre par l’observation d’un aléa (naturel ou humain), plusieurs étapes peuvent se présenter :

  1. La géographie de l’aléa à une échelle locale ou régionale (parfois aussi des aléas secondaires). Par exemple l’espace affecté par une magnitude supérieure à 5, un espace affecté par des concentrations données de particules fines …
    La vision à une échelle plus large de l’aléa serait une manière de structurer à postériori la connaissance des facteurs qui conditionnent cet aléa de manière à pouvoir, lors d’une nouvelle observation à un autre endroit, avoir une idée de la probabilité ou non de le rencontrer.
  2. L’occupation et nature de l’occupation des espaces affectés par l’aléa. L’échelle de l’observation est généralement locale pour se rendre compte des dispositions qui sont prises (ou non) pour se prémunir d’un aléa donné (qualité des habitations, concentration, développement vertical ou non, dispositifs pour limiter le débordement de cours d’eau…).
  3. La comparaison avec un autre lieu où cet aléa est présent pour apprécier l’importance du risque à un endroit donné.

Dans le cadre d’un apprentissage qui entre par l’observation d’aménagements pour se prémunir d’un aléa, les étapes peuvent être sensiblement différentes :

  1. La géographie d’un ou plusieurs aménagements associés à un aléa ;
  2. La manière dont le ou les aménagements s’inscrivent dans l’espace compte tenu de l’aléa concerné ;
  3. Les atouts et les contraintes de ces espaces vis-à-vis des aménagements réalisés.

 

Remarque : les conséquences de ce ou ces aménagements pour l’environnement (naturel et humain) ainsi que les questions soulevées par d’éventuels choix de protéger ou non certains espaces sont des objets plus spécifiquement travaillés en 6e année. Cela ne veut pas dire qu’elles ne peuvent pas être évoquées mais l’évaluation de la capacité des élèves à traiter ces conséquences et ces questions en autonomie ne relève pas de la 3e année.

Cette présentation générale donnerait accès d’une manière ou d’une autre au tableau de synthèse qui est utilisé actuellement pour la vue de synthèse et qui donne une lecture sous un autre angle.

Un commentaire

  • Marc Deprez

    Mise en place d’une page de présentation dans ce sens pour la 3e année. Ce modèle sera validé ou non le mercredi 14 mars.

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