5e année

OBJECTIF – QUESTIONS SPATIALES À PROPOS DE L’INÉGALE RÉPARTITION DES POPULATIONS ET DES RESSOURCES

 

L’objectif des apprentissages en 5e année est de faire prendre conscience aux élèves que l’accès aux ressources, notamment à l’énergie et aux autres matières premières, génère des flux considérables et que les actions de l’Homme pour s’en faciliter l’accès ont inévitablement des effets sur l’environnement naturel et humain. En prenant appui sur les acquis du 2e degré, les élèves auront conscience:

  • que l’inégale répartition entre les populations et ces ressources se traduit par des flux considérables de ces dernières (moteur de la mondialisation);
  • que l’inégale répartition entre les populations et ces ressources se traduit par des développements variables qui génèrent des flux importants de populations (moteur de migrations);
  • que des aménagements qui visent à accroitre l’accès à ces ressources aggravent certains risques naturels et technologiques (dynamique des aléas, développement VS développement durable);
  • que la manière d’exploiter ces ressources influence leur accès pour des populations actuelles;
  • que la manière d’exploiter ces ressources influence leur disponibilité pour les générations futures.

Les concepts géographiques qui sous-tendent cet objectif sont les continuités/discontinuités spatiales et les atouts et les contraintes étudiés ici à travers la disponibilité des ressources et les potentialités et vulnérabilités résultant de l’action de l’Homme.

Les concepts transversaux qui sous-tendent ces objectifs sont:

  • la mondialisation et les migrations en lien avec l’inégalité de la répartition des populations et des ressources;
  • le développement et le développement durable en lien avec l’action de l’Homme pour accroitre l’accès à ces ressources et/ou se prémunir des aléas.

Les apprentissages prennent donc en compte la disponibilité plus ou moins grande de ces ressources, les effets de ces disparités sur les mouvements des Hommes et des marchandises, mais aussi les actions humaines pour les rendre plus ou moins accessibles aujourd’hui et les conséquences sur leur disponibilité demain.

Piège à éviter

 

  • (Re)faire les apprentissages abordés en 4e année en ce qui concerne la disponibilité et l’accès aux ressources en eau et en nourriture.
  • Faire des apprentissages en 5e année, une étude systémique des facteurs qui conditionnent les changements du climat.
    La spatialisation des effets de ces changements et l’illustration de l’intervention de l’Homme dans ce processus à travers quelques exemples constituent l’apport de la géographie pour comprendre des enjeux. Les processus physicochimiques qui sous-tendent ces changements relèvent d’un autre niveau d’études.
  • Faire des apprentissages en 5e année, une étude systémique des facteurs qui conditionnent la disponibilité en énergie et autres matières premières.
    En effet, la spatialisation de ces ressources est l’apport de la géographie pour comprendre les enjeux. Les processus physicochimiques qui sous-tendent leur disponibilité sont intéressants, mais relèvent d’un autre niveau d’études;
  • Faire des apprentissages en 5e année, une étude des mécanismes économiques qui conditionnent la mondialisation.
    En effet, la spatialisation des flux et leur intensité constituent l’apport spécifique de la géographie pour comprendre des enjeux.
  • Faire des apprentissages en 5e année, une étude des mécanismes de la transition démographique.En effet, la spatialisation des dynamiques démographiques constitue l’apport spécifique de la géographie pour comprendre des enjeux. La genèse des objets étudiés ainsi que l’identification des acteurs et des facteurs des changements relèvent des spécificités de l’apport de l’histoire pour comprendre des enjeux.

Si des éléments ci-dessus sont évoqués pour contextualiser des apprentissages, leur donner du sens…, leur maitrise ne constitue pas un critère de sanction des acquis en géographie.