Programme de 2008 VS Programme de 2018

Tableau comparatif des programmes de géographie de 2008 et de 2018

Fondements du programme de 2008 Fondements du programme de 2018
Rendre intelligibles les territoires proches
comme plus lointains, ce qui permet à l’élève de se situer par rapport aux enjeux spatiaux et sociaux, et d’acquérir savoirs, savoir-faire et attitudes afin d’agir de manière responsable, individuellement et collectivement.
Porter un regard disciplinaire à travers des questions propres à la géographie en vue d’éclairer des enjeux sociétaux.

Des compétences disciplinaires

  1. s’orienter et se déplacer à l’aide d’un plan ou d’une carte ;
  2. localiser et situer à différentes échelles le territoire ou le problème, c’est-à-dire :
    – le positionner sur une carte ;
    – le situer par rapport à son contexte spatial et par rapport aux grands référentiels (orohydrographiques, bioclimatiques, géopolitiques, économiques) ;
  3. identifier les composantes du territoire ou du problème, et les analyser en pratiquant notamment le changement d’échelle ;
  4. mettre en relation ces composantes via des cartes et des croquis de synthèse ;
  5. rechercher les causes et les conséquences des phénomènes étudiés ainsi que les acteurs concernés.

Des compétences générales

Des compétences = mise en oeuvre la démarche géographique pour éclairer trois enjeux de société.

Les trois enjeux sont à éclairer sont:

  • L’accès des populations aux ressources
  • La gestion des risques naturels
    et technologiques
  • L’accès des populations aux fonctions d’un
    territoire

 

La maitrise de ces compétences est vérifiée par

  • la capacité à réaliser des tâches (paramétrées par année);
  • la maitrise de savoirs pour lesquels les conditions d’expression sont définies par année;
  • la maitrise de savoir-faire pour lesquels les capacités attendues sont précisées (pas ventilées par année).

Des compétences transversales

  1. énoncer une situation-problème relative à un territoire-société (s’interroger) ;
  2. récolter des informations diversifiées susceptibles de répondre à la situation-problème (se documenter, s’informer) ;
  3. traiter et analyser (lire, décrire, interpréter) des informations (cartes topographiques et thématiques, graphiques, tableaux) ;
  4. mettre en relation les résultats de l’ensemble des analyses ;
  5. comparer les résultats de sa recherche à des modèles ou à des théories ;
  6. construire une synthèse sous différentes formes (systémique, cartographique, graphique, schématique …) ;
  7. rédiger une réponse à la situation-problème et émettre des propositions
    d’amélioration ;
  8. présenter les résultats de la recherche sur différents supports (cartes, graphiques, schémas …).

Des tâches comme expression de la démarche géographique

  • Décrire une répartition /une dynamique spatiale pour mettre en évidence des disparités spatiales et interroger l’espace;
  • Comparer les répartitions de différentes composantes de l’espace pour mettre en
    évidence des facteurs de localisation et émettre des hypothèses explicatives;
  • Choisir, compléter, annoter, critiquer, réaliser, commenter des représentations de l’espace pour communiquer des disparités spatiales et l’existence de liens
    entre des composantes de l’espace.

 

Pour chaque année, les tâches que les élèves doivent être à même de réaliser en autonomie sont précisées.

Savoirs à mettre en place

Les savoirs en géographie sont mis en place dans la perspective de comprendre:

  • Les interrelations hommes -environnement
  • La répartition et le déplacement des hommes
  • La répartition des activités humaines et leur dynamique
  • Les atouts et contraintes des milieux naturels
  • Les inégalités et disparités territoriales
  • Les tensions et conflits géopolitiques

En vue d’analyser l’organisation des territoires-sociétés à différentes échelles.

Clés de lecture de l’organisation de territoires-société

  • structure spatiale de base
  • acteurs

Des références spatiales (repères et découpages)

Des savoirs thématiques

  • Développement et aménagement du territoire
  • Dynamique des populations
  • Environnement climatique et bioclimatique
  • Formation et répartition des reliefs
  • Structures économiques
  • Structures géopolitiques
  • Structures sociales
  • Terre dans le système solaire

Savoirs à mettre en place

Répartitions spatiales (cartes-clés):

  • principaux espaces peuplés et peu peuplés (Monde, Europe, Belgique);
  • composantes orohydrographiques (Monde, Europe, Belgique);
  • composantes bioclimatiques (Monde, Europe, Belgique).

Repères spatiaux: les repères sont ceux qui permettent de caractériser les répartitions spatiales ci-dessus.

Modèles spatiaux = clés de lecture d’une répartition spatiale nouvelle: (circulation atmosphérique, courants marins, zonage climatique et bioclimatique, dynamique des moussons, bilan radiatif à l’échelle du globe, rotation de la Terre, révolution de la Terre, tectonique des plaques, ville).

Notions: vocabulaire pour lire et communiquer des répartitions/dynamiques spatiales ou des liens entre des composantes de l’espace

Liens théoriques pour comprendre quelques relations entre des composantes de l’espace

  • T° <> latitude/altitude/exposition.
  • Précipitations <> latitude/altitude/exposition.
  • T°, les précipitations et la continentalité.
  • Végétation, les sols et le climat.

Concepts : la connaissance conceptuelle est exprimée par la connaissance d’exemples et de contrexemples.

  • Géographiques : continuités/discontinuités spatiales ; atouts/contraintes ; potentialité/vulnérabilité ;aménagement du territoire.
  • Transversaux: migration; mondialisation; développement; développement durable)

La nature et les conditions de maitrise des différents savoirs sont précisées par année

Parcours de l’apprentissage

Le programme précise les territoires/thématiques que l’enseignant aborde de chaque année.

Parcours de l’apprentissage

Le programme précise les savoirs et les tâches que l’élève doit maitriser au terme de chaque année.

3e année – Trois séquences

Asie des Moussons (modèle agricole, démographie, climatologie)

Deux territoires urbains en Amérique du Nord et Europe (urbanisme, sociologie, mobilité, secteurs d’activité, modèles spatiaux)

Territoire en zone aride (géographie physique, liens végétation-climat, désertification, érosion éolienne ou glaciaire)

+tectonique des plaques, risques naturels, cycle de l’eau, irrigation/drainage et pollution, gestion rationnelle de l’environnement, État, régions et frontières.

3e année – Objectifs de l’année

Faire prendre conscience aux élèves que tous les endroits sur Terre n’offrent pas les mêmes opportunités pour le développement humain, que certains espaces sont particulièrement contraignants et d’autres moins. Au terme des apprentissages, l’élève aura conscience:

  • que les aléas naturels ne sont pas répartis de manière homogène sur la Terre et que quelques modèles permettent de comprendre leur répartition;
  • que l’occupation plus ou moins importante des espaces influence la vulnérabilité de l’Homme face aux aléas;
  • que l’action de l’Homme est déterminante face aux aléas technologiques;
  • que des aménagements sont réalisés pour se prémunir des aléas et que leur efficacité est variable.

La mesure du risque doit donc prendre en compte les espaces plus ou moins affectés par un aléa (naturel ou technologique), mais aussi la vulnérabilité des populations face à cet aléa.

La mesure de la vulnérabilité des populations peut être observée à travers des dispositifs pour se prémunir des aléas.

4e année – Quatre séquences

Un territoire en zone tropicale humide: gestion rationnelle de l’environnement, déforestation, notions de climatologie, liens entre végétation, climat et sol, diversité culturelle

Un territoire en zone méditerranéenne: notions de démographie, impact des activités humaines sur le paysage, gestion de l’eau et le cycle de l’eau, mécanismes érosifs.

Un territoire belge ou proche: notions de géologie, analyse des paysages belges et des régions agrogéographiques, climat et temps en Europe occidentale, gestion rationnelle de l’environnement.

Séquence brève sur un territoire tropical à saison contrastée ou une métropole du Sud

+ question du réchauffement climatique, risques naturels dans les territoires étudiés, frontières, pôles, axes, réseaux et leur hiérarchie, barrière et ouverture

4e année – Objectifs de l’année

Faire prendre conscience aux élèves qu’en fonction des endroits sur Terre, l’accès aux ressources vitales que sont l’eau et la nourriture est variable.

  • Que du fait des inégalités spatiales de la disponibilité de ces ressources, certaines populations en ont en abondance alors qu’elles font défaut pour une grande partie de l’Humanité.
  • Que la pression de l’Homme dans un espace influence l’accès aux ressources.
  • Qu’à travers des aménagements, qui font face à des contraintes plus ou moins importantes, des facteurs humains influencent l’accès à ces ressources.

Les apprentissages prennent donc en compte la disponibilité plus ou moins grande de ces ressources, la vulnérabilité plus ou moins importante des populations, mais aussi les actions humaines pour les rendre plus ou moins accessibles aujourd’hui

5e année – Trois séquences

Organisation spatiale dans un pays du Sud ou la zone frontière N/S: acteurs spatiaux, structure de base de l’espace; notions de base de l’économie, notions de base de démographie, politique de développement et d’aménagement (surtout à partir de cartes et d’images).

Un grand pays du Sud (Inde ou Chine): disparités socioéconomiques, l’inégale répartition des ressources naturelles et énergétiques, notions de base d’économie, les notions de base de démographie (surtout à partir d’indicateurs statistiques et en utilisant le concept de développement).

Conflit localisé dans le sud: grille d’analyse d’un conflit géopolitique, notions de base de l’économie, notions de base de démographie.

+ gestion rationnelle de l’environnement, identité, minorité, réfugié, organisations internationales (ONU, FMI, OMC), circulation et échange de biens, services et capitaux et mondialisation, facteurs de localisation des activités agricoles, industrielles et de services, diversité culturelle, acculturation, ségrégation sociospatiale, centre-périphérie.

5e année – Objectifs de l’année

Faire prendre conscience aux élèves que l’accès aux ressources, notamment à l’énergie et aux autres matières premières, génère des flux considérables et que les actions de l’Homme pour s’en faciliter l’accès ont inévitablement des effets sur l’environnement naturel et humain. En prenant appui sur les acquis du 2e degré, les élèves auront conscience:

  • que l’inégale répartition entre les populations et ces ressources se traduit par des flux considérables de ces dernières (moteur de la mondialisation);
  • que l’inégale répartition entre les populations et ces ressources se traduit par des développements variables qui génèrent des flux importants de populations (moteur de migrations);
  • que des aménagements qui visent à accroitre l’accès à ces ressources aggravent certains risques naturels et technologiques (dynamique des aléas, développement VS développement durable);
  • que la manière d’exploiter ces ressources influence leur accès pour des populations actuelles;
  • que la manière d’exploiter ces ressources influence leur disponibilité pour les générations futures.

Les apprentissages prennent donc en compte la disponibilité plus ou moins grande de ces ressources, les effets de ces disparités sur les mouvements des Hommes et des marchandises, mais aussi les actions humaines pour les rendre plus ou moins accessibles aujourd’hui et les conséquences sur leur disponibilité demain.

6e année -Trois séquences

Un conflit: acteurs et enjeux, stratégie des grandes puissances, institutions internationales (OTAN, UE), l’accès aux ressources, géopolitique de l’énergie.

Disparités socioéconomiques et démographiques dans l’UE: notions de base du fonctionnement des institutions européennes, politiques de développement européennes, connaissances spatiales de base de l’UE, vieillissement démographique dans l’UE, centre-périphérie, place de l’UE dans l’économie mondialisée, comparaison des autres puissances (surtout à partir d’indicateurs statistiques).

Une question d’aménagement du territoire (ou organisation spatiale) en Belgique ou dans une région d’Europe: développement durable, gestion rationnelle de l’environnement, politiques d’aménagement (surtout à partir de cartes et d’images).

+rôles de l’État, monnaies et endettement, chômage/sous-emploi, ségrégations sociospatiales, diversités culturelles.

6e année – Objectifs de l’année

Remobiliser l’ensemble des acquis des apprentissages des années précédentes afin d’observer, à travers les intentions et les actions de différents acteurs, les enjeux liés à l’accès des populations aux fonctions du territoire et à sa gestion .

Que ce soit pour accéder aux ressources, pour faire face aux aléas naturels ou technologiques ou pour accéder à des fonctions plus spécifiques telles que les soins de santé, le savoir, le marché du travail… , l’Homme aménage son territoire.

Lors des années précédentes, des exemples ont été abordés souvent au-delà des frontières de l’UE et de la Belgique. Cette vue à l’échelle de la Terre et des continents est indispensable pour apprécier les enjeux spatiaux à l’échelle de nos territoires.
La 6e année est donc un moment privilégié pour aborder des exemples proches, d’autant que des questions relatives à l’aménagement du  territoire sont des objets de débats auxquels tous les citoyens sont directement conviés.

Au terme de la 6e année, à travers des exemples multiples, l’élève aura pris conscience:

  • que ces aménagements sont le fruit de besoins qui peuvent être qualifiés et quantifiés;
  • qu’un aménagement est soumis à des contraintes naturelles et humaines plus ou moins importantes en fonction du site dans lequel il s’inscrit;
  • qu’un aménagement contribue de manière variable au développement (durable) d’un territoire;
  • qu’un aménagement correspond à une vision de l’avenir plus ou moins partagée;
  • que des aménagements sont à la fois source de développement, mais aussi de tensions au sein ou entre des territoires.

Les observations pourront prendre appui sur les exemples d’aménagements mobilisés depuis la 3e année ou en aborder de nouveaux.

Des savoir-faire

Ils doivent être planifiés par degré.

  • Des cartes (utiliser l’atlas, localiser un lieu, un territoire, lire une carte, réaliser des cartes et schémas cartographiques).
  • Des images géographiques
  • Données chiffrées et tableaux statistiques
  • Des représentations graphiques
  • Des schémas fléchés
  • Des textes

Des savoir-faire

Ils doivent être planifiés par degré et en partie entre les degrés.

  • Lire une carte thématique ou schématique, un croquis cartographique
  • Lire une image de l’espace terrestre
  • Manipuler des outils numériques de représentation de l’espace : atlas, SIG, globe virtuel, géoportail…
  • Construire une représentation cartographique
  • Apprécier la qualité d’une représentation cartographique
  • Apprécier la pertinence d’une représentation cartographique

Indications méthodologiques

Indications méthodologiques

Au second degré, la porte d’entrée du cours est, comme son nom l’indique, plus strictement géographique. Les questions de recherche doivent donc toujours concerner l’analyse d’une structure spatiale d’un territoire ou d’une thématique sous l’angle des localisations.

Au troisième degré, ces acquis géographiques permettront d’approcher plus aisément des questions de recherche géopolitiques ou géoéconomiques (analyse chiffrée de disparités spatiales) nécessitant l’appui plus important d’autres disciplines : économie, démographie, sociologie. Les bases du raisonnement géographique acquises en troisième et en quatrième sont étayées, en prolongement des acquis de l’étude du milieu.

Le programme limite ses indications à la manière d’observer des cas (indications spécifiques à chaque année).

L’observation de cas permet d’exercer les tâches (démarche géographique).

Il n’y a pas d’indications méthodologiques en de qui concerne la construction du savoir ou la mise en place des savoir-faire.

Certains prendront essentiellement appui sur l’exercice des tâches pour les mettre en place, d’autres pourront agir autrement.

 

 

 

 

 

 

 

 

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