Que représentent la “culture commune” en géographie ? Comment est-elle programmées par année?

La culture commune en géographie est déterminée par les savoirs qui permettent de lire et communiquer une information spatiale nouvelle. 

L’analogie peut être faite avec le cours de français où la culture commune de base est constituée des connaissances fondamentales dans les domaines de la lecture et de l’écriture, permettant à une personne d’être fonctionnelle en société (littéracie).

Le programme a sélectionné un ensemble de savoirs qui constitue la contribution de la géographie à la littéracie dans son sens large.

Toujours en faisant l’analogie avec le français, les capacités de lecture ne se limitent pas à distinguer les différents mots, mais bien de comprendre le sens d’un message.

Il en est de même en géographie: la compréhension de l’information spatiale passe par la mise en évidence de sa répartition et la compréhension de cette dernière s’appuie sur des comparaisons par rapport à la répartition d’autres composantes de l’espace.

Le programme a donc sélectionné une série de savoirs qui, au terme des apprentissages, devraient permettre à l’élève de lire, comprendre et communiquer des informations spatiales nouvelles de manière à être fonctionnel en société (comprendre dans quelle mesure une information nouvelle peut être associée à un des grands enjeux de nos sociétés).

Ces savoirs sont organisés en:

  • répartitions spatiales: la connaissance de mémoire de ces répartitions permettra à l’élève de comprendre d’emblée des répartitions spatiales nouvelles. Par exemple, la connaissance de la répartition de la population en Belgique permet de comprendre la géographie des antennes GSM ou un grand nombre d’informations inédites pour l’élève.
  • repères spatiaux: les repères sont exclusivement ceux qui sont pertinents pour décrire les répartitions spatiales ci-dessus. La connaissance de ces repères permettra à l’élève de décrire une répartition spatiale nouvelle en faisant référence à des repères pertinents. C’est à dire des repères qui traduisent des continuités ou des ruptures en termes de répartition.
  • modèles spatiaux: les modèles sont ceux qui permettent de comprendre la répartition spatiale des composantes naturelles. Ces dernières permettent de comprendre pourquoi des espaces sont plus ou moins contraignants par rapport à d’autres.
  • théories: elles permettent de comprendre les conditions de la variation spatiale d’une série de composantes (t°, précipitations…)
  • notions: elles permettent la maitrise du vocabulaire spécifique en lien avec quelques grands enjeux. Ces notions se limitent à la capacité de décoder le sens d’un support qui les mobilise.
  • exemples: ils permettent de conceptualiser quelques termes spécifiques à la géographie  (atouts/contrainte/potentialité/vulnérabilité/aménagement du territoire) ou en lien avec les migrations, le développement (y compris durable) et la mondialisation.

Ces éléments constituent le vocabulaire, la grammaire , la syntaxe, la ponctuation … de la géographie qui permettent de lire et communiquer des informations spatiales nouvelles.

Pour chaque année, la liste de ces savoirs structurés est indiquée explicitement dans le programme.

Les conditions d’expression de ces savoirs sont précisées dans le programme excepté pour les notions puisque c’est la compréhension du support qui les contient qui est l’attendu. En ce qui concerne les exemples, les élèves doivent être à même d’y faire référence de mémoire dès lors qu’il est question d’illustrer un des concepts.

 

 

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