Quels territoires faut-il étudier?

Le programme ne fixe pas des territoires à étudier. Le choix a été fait de développer chez les élèves une vision d’enjeux à l’échelle de la Terre tout en prenant appui sur de multiples observations à différentes échelles.

  • en 3e année, comprendre que tous les espaces sur Terre n’offrent pas les mêmes atouts et/ou contraintes pour le développement des activités humaines à travers la question des risques naturels. La question des risques technologiques vient s’y ajouter afin de mettre en évidence que l’action humaine et aussi un facteur de risque. Ces éléments mettent en évidence la plus ou moins grande vulnérabilité des populations face aux risques naturels et technologiques en fonction de l’endroit où elles se trouvent;
  • En 4e année, comprendre que tous les espaces sur Terre n’offrent pas les mêmes atouts et/ou contraintes pour le développement des activités humaines à travers les questions de l’accès à l’eau et la nourriture. Ces éléments mettent en évidence la plus ou moins grande vulnérabilité des populations face à ces besoins fondamentaux en fonction de l’endroit où elles se trouvent;
  • En 5e année, comprendre que tous les espaces sur Terre n’offrent pas les mêmes atouts et/ou contraintes pour le développement des activités humaines à travers les questions de l’accès à l’énergie et aux autres matières premières. Ces éléments mettent en évidence, d’une part, la plus ou moins grande vulnérabilité des populations face à ces besoins fondamentaux en fonction de l’endroit où elles se trouvent et, d’autre part, les flux de populations et de marchandises que cela génère (les flux, et donc la mondialisation et les migrations, comme conséquences de tensions spatiales);
  • En 6e année, comprendre qu’en raison des éléments étudiés jusqu’en fin de 5e année, les Hommes ne sont pas égaux face à l’accès aux fonctions que devrait assurer un territoire. Cet accès peut être plus ou moins amélioré par des aménagements et que ces derniers relèvent d’une gestion. Le focus est porté dans des espaces proches. Des exemples dans d’autres espaces peuvent permettre de mieux apprécier ce qui est fait ou non dans des espaces proches.

8 commentaires

  • Françoise Franck

    Mon commentaire ne concerne pas ce point précisément mais bien la compréhension, l’assimilation du nouveau programme. Je suis surprise de la rapidité de la mise en place de ce programme alors qu’il était annoncé pour après la mise en place du Pacte d’Excellence. Des foules de questions se bousculent

    Yy aura-t-il de séances d’information sur la manière d’appréhender ce nouveau programme, soit par école, soit par réseau..? Si oui, quand? Où?
    Des manuels sont-ils en voie d’être réalisés?
    Des formations plus spécifiques , par compétence…

    Merci de votre réponse

    • Marc Deprez

      Ce programme et ce référentiel sont indépendants du Tronc commun dont la mise en place a été initiée après le début des travaux relatifs au référentiel (2014).
      De nombreuses formations seront assurées dès septembre 2018. Elles seront renseignées dans le catalogue du CECAFOC qui sera diffusé avant la fin du mois de juin.

      • Bonjour,
        J’ai bien trouvé le catalogue avec les formations mais impossible de s’y inscrire ! En savez-vous plus?
        Merci

        • Marc Deprez

          Bonjour,
          Selon les informations dont je dispose (le CECAFOC est en congé), les inscriptions seront accessibles à la fin du mois d’aout.

  • Marc Deprez

    Le programme de géographie fait suite à l’approbation d’un nouveau référentiel de géographie en octobre 2017 ( les travaux ont débuté en 2014, bien avant le début des travaux du Pacte). Dès lors qu’un référentiel est publié, les programmes (de tous les réseaux) doivent être adaptés. De plus, les effets du pacte ne seront effectifs en 3e que dans environ 10 ans.
    Des éditeurs travaillent à la publication de supports. Des informations seront publiées et des ateliers seront proposés. Le support en ligne est aussi un moyen de déposer des questions.
    La lecture des objectifs par année devrait vous donner une idée d’ensemble de ce qui est visé et dans quelles perspectives les apprentissages sont réalisés.

  • Julien Evrard

    Bonjour.
    1 seule thématique par année… Comment entretenir la motivation de nos élèves ?
    Ne va t on pas tourner en rond ?

  • Marc Deprez

    Le programme ne définit pas de thématique.
    L’enseignant a la liberté de choisir les thématiques qu’il souhaite dans la mesure où celles-ci contribuent à l’objectif de l’année. La thématique n’est pas la visée de l’apprentissage mais le support.
    Une plus grande liberté pédagogique est donc laissée aux enseignants (le “comment”).
    Les attendus en termes d’acquis d’apprentissage (le “quoi”) sont davantage précisés: les savoirs, les savoir-faire et les tâches.
    Au niveau méthodologique, les contraintes sont limitées:
    – d’une part, permettre aux élèves de réaliser des observations ponctuelles en mobilisant des stratégies différentes (voir notes méthodologiques). Ces observations sont autant d’occasions pour exercer les tâches. Ces stratégies peuvent être élargies en fonction des démarches propres à chaque enseignant.
    – d’autre part, d’alterner ces moments d’observations avec des temps de structuration de ce qui a été appris. La structuration est généralement un temps long dans l’apprentissage. À chacun de se donner les outils pour apprécier l’efficacité de ses méthodes. Les critères pour les évaluer sont exprimés dans ce qui est attendu des élèves, que ce soit dans les savoirs, les savoir-faire ou les tâches plus ou moins complexes.

  • Julien Evrard

    Merci pour cette réponse.

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